La naissance de mon panache
La compagnie Mon Panache est née en hommage à mes parents, passionnés d’art en général et de théâtre en particulier. Je réalise mon rêve de tisser ce lien mystérieux entre l’invisible et le visible grâce au théâtre et à la magie de la scène. • Pourquoi Mon Panache ? Papa m’a dit un jour en m’offrant le livre, « Lis Cyrano de Bergerac » ! J’avais 14 ans, le coup de foudre fut immédiat, la beauté du texte d’Edmond Rostand me bouleversa, c’est le drame romantique par excellence !
Quelques années plus tard, je découvrais Cyrano sous les traits de Jean Piat à la Comédie Française. Emerveillée, je me revois encore apprendre par cœur certaines tirades tant j’admirais ce comédien exceptionnel.
J’ai souhaité enfin donner à ma Compagnie les deux derniers mots que Cyrano prononce avant de mourir, lors de son agonie, acte V scène 6, il se bat « …contre ses ennemis de toujours…le mensonge, le compromis, les préjugés, les lâchetés…il y a malgré vous quelque chose que sans un pli, sans une tache, j’emporte malgré vous, et c’est…Mon Panache ».
Mon voyage théâtral
Mes premiers pas sur scène remontent à « ma jeunesse folle », deux ans de formation avant l’obtention d’un second prix d’excellence lors du concours d’art dramatique Leopold Bellan… ensuite mes choix m’ont éloignée de la scène.
Plus tard, une rencontre de coeur a su me convaincre de vivre pleinement ma passion du théâtre ! Ainsi, durant quelques années, j’ai rejoint le cours Clément avec la joie retrouvée d’être sur scène!
Puis la formidable rencontre avec Cathy Guillemin me fit réaliser que le théâtre était mon « oxygène » !!!
Pendant une quinzaine d’années j’ai eu la chance de vivre de magnifiques aventures théâtrales grâce aux talentueux metteurs en scène d’Infamily !
Enfin, il y a un peu plus d’un an, le rêve de créer ma compagnie Mon Panache se réalisa grâce au soutien et à la confiance de Cathy !

De l’absurde au classique
J’ai débuté sur les planches par des expériences ô combien différentes d’une année sur l’autre. Avec Cathy Guillemin, on travaillait l’humour qui dérape et les silences qui pèsent en 2013 dans Palace de Jean-Michel Ribes et Commentaire d’amour. L’année suivante, toujours avec Cathy Guillemin à la mise en scène, Marie Tudor de Victor Hugo m’a fait endosser la couronne et la haine d’une reine prête à tout. D’un projet à l’autre, on changeait complètement de monde et de rythme.
Le grand répertoire à l’honneur
En 2016, Les Belles-Sœurs d’Éric Assous m’a placée au cœur d’une famille de femmes qui se chamaillent, rient et se disent tout sans filtre. Ensuite, avec Fabrice Eberhard, j’ai plongé dans le grand répertoire, Cet animal étrange de Tchekhov, Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare puis Le Malade imaginaire de Molière. Je suis alors passée des confidences douloureuses et des silences lourds de Tchekhov à la forêt enchantée et aux amoureux fous de Shakespeare, puis aux intrigues folles et aux hypochondries débridées de Molière.
Création de Mon Panache
Ces dernières années, j’ai retrouvé Arnaud Allain pour quatre nouvelles comédies : On choisit pas sa famille en 2021, Crime, Comptines et Châtiments en 2023, Crime Party en 2024 et La Brûlure des illusions en 2025. À chaque fois, des femmes qui parlent fort, qui aiment à la folie, qui se battent pour ce qu’elles veulent et qui ne lâchent jamais rien. En parallèle, dès que les salles ont rouvert, j’ai repris Le Malade imaginaire et Le Songe d’une nuit d’été. C’était simplement bon de remettre ces costumes, de retrouver les partenaires et de revoir les spectateurs, comme si on n’avait jamais vraiment arrêté.En quinze ans, j’ai pu rire à gorge déployée, faire rêver avec Shakespeare ou toucher au cœur avec Tchekhov.
Cette liberté et ces fidélités, c’est ce qui me rend heureuse et me donne envie de continuer encore longtemps.
