La naissance de mon panache
La compagnie Mon Panache est née en hommage à mes parents, passionnés d’art en général et de théâtre en particulier. Je réalise mon rêve de tisser ce lien mystérieux entre l’invisible et le visible grâce au théâtre et à la magie de la scène. • Pourquoi Mon Panache ? Papa m’a dit un jour en m’offrant le livre, « Lis Cyrano de Bergerac » ! J’avais 14 ans, le coup de foudre fut immédiat, la beauté du texte d’Edmond Rostand me bouleversa, c’est le drame romantique par excellence !
Quelques années plus tard, je découvrais Cyrano sous les traits de Jean Piat à la Comédie Française. Emerveillée, je me revois encore apprendre par cœur certaines tirades tant j’admirais ce comédien exceptionnel.
J’ai souhaité enfin donner à ma Compagnie les deux derniers mots que Cyrano prononce avant de mourir, lors de son agonie, acte V scène 6, il se bat « …contre ses ennemis de toujours…le mensonge, le compromis, les préjugés, les lâchetés…il y a malgré vous quelque chose que sans un pli, sans une tache, j’emporte malgré vous, et c’est…Mon Panache ».
Un banc pour deux
Sophie et Caroline ont rendez-vous avec un homme dans un jardin public.
L’une avec son mari, l’autre avec son amant. C’est le point de départ d’un dialogue ravageur entre deux femmes que tout oppose… jusqu’à ce qu’elles découvrent leur drôle de point commun…
Jérôme de Verdière (animateur de La Revue de Presse sur Paris Première et auteur pour Laurent Gerra sur RTL) se moque avec légèreté des femmes et de l’éternelle lâcheté masculine, recelant parfois de trésors comiques.
Souvenirs de scène
Mon voyage théâtral
En quinze ans de théâtre, j’ai eu la chance de vivre ma passion intensément : à Paris, à Avignon et un peu partout en région, dans des salles où l’on entend battre le cœur du public avant même que le rideau se lève. Je me suis formée aux Cours Clément, puis aux Cours InFamily, deux écoles qui m’ont appris la rigueur joyeuse, le plaisir du texte juste et la magie de se laisser traverser par un rôle.
De l’absurde au classique
J’ai débuté sur les planches par des expériences ô combien différentes d’une année sur l’autre. Avec Cathy Guillemin, on travaillait l’humour qui dérape et les silences qui pèsent en 2013 dans Palace de Jean-Michel Ribes et Commentaire d’amour. L’année suivante, toujours avec Cathy Guillemin à la mise en scène, Marie Tudor de Victor Hugo m’a fait endosser la couronne et la haine d’une reine prête à tout. D’un projet à l’autre, on changeait complètement de monde et de rythme.
Le grand répertoire à l’honneur
En 2016, Les Belles-Sœurs d’Éric Assous m’a placée au cœur d’une famille de femmes qui se chamaillent, rient et se disent tout sans filtre. Ensuite, avec Fabrice Eberhard, j’ai plongé dans le grand répertoire, Cet animal étrange de Tchekhov, Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare puis Le Malade imaginaire de Molière. Je suis alors passé des confidences douloureuses et des silences lourds de Tchekhov à la forêt enchantée et aux amoureux fous de Shakespeare, puis aux intrigues folles et aux hypochondries débridées de Molière.
Création de Mon Panache
Ces dernières années, j’ai retrouvé Arnaud Allain pour quatre nouvelles comédies : On choisit pas sa famille en 2021, Crime, Comptines et Châtiments en 2023, Crime Party en 2024 et La Brûlure des illusions en 2025. À chaque fois, des femmes qui parlent fort, qui aiment à la folie, qui se battent pour ce qu’elles veulent et qui ne lâchent jamais rien. En parallèle, dès que les salles ont rouvert, j’ai repris Le Malade imaginaire et Le Songe d’une nuit d’été. C’était simplement bon de remettre ces costumes, de retrouver les partenaires et de revoir les spectateurs, comme si on n’avait jamais vraiment arrêté.En quinze ans, j’ai pu rire à gorge déployée, faire rêver avec Shakespeare ou toucher au cœur avec Tchekhov.
Cette liberté et ces fidélités, c’est ce qui me rend heureuse et me donne envie de continuer encore longtemps.
Le théâtre réveille l'âme
Lorsqu’on vient au théâtre, on franchit un seuil presque ordinaire et tout bascule doucement. Les lumières s’éteignent, le silence tombe comme un rideau de velours et pendant le temps de la pièce la vie réelle se met en suspens. À quelques mètres, des hommes et des femmes de chair font vivre des mots plus grands qu’eux. On rit avec eux, on tremble avec eux, on retient le même souffle au même instant.
Parfois une réplique résonne avec une précision inattendue, frappant l’esprit et laissant une empreinte profonde. Ce qui se joue là n’est pas seulement une histoire, c’est un pont entre l’invisible et le visible, entre ce qu’on porte en soi sans oser le dire et ce qui prend soudain forme devant nos yeux. Et quand le rideau tombe, on ressort simplement plus vivant.
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